Giacometti

Les oeuvres d’Alberto Giacometti, peintre et sculpteur suisse né en 1901 et décédé en 1966 sont mises à l’honneur au Musée Maillol accompagnées des pièces de grands sculpteurs de son époque. Ainsi, l’exposition réunit des créations de Giacometti Rodin, Bourdelle, Maillol, Brancusi, Richier.

Composition (dite Cubiste 1, Couple)
Giacometti, 1926

Le titre « Couple » est pour moi le plus parlant. En effet, Les deux cubes forment deux têtes dont l’une repose sur l’autre.

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Femme assise, Giacometti, 1956
Bronze

Les bourgeois de Calais, Rodin, 1885,
Bronze

Monument symboliquement politique témoignant d’un épisode de la guerre de Cent ans tiré du récit de Jean Froissart : la remise des clés de la ville par 6 notables au roi d’Angleterre en 1347. Rodin propose un groupe à l’attitude grave, et non un groupe de héros, chaque personnage révèle une émotion différente : désespoir, résignation..
Les personnages réalisés individuellement sont réunis sur un socle ovale.

Les trois Nymphes de la prairie, Aristide Maillol, 1930-1937
Bronze

Trois grandes femmes debout sur socle, Six personnages

Alberto Giacometti, 1950

Stylo bleu sur livre

Trois hommes qui marchent, Giacometti, 1948
Bronze

Le thème de l’homme qui marche apparait dans le travail de Giacometti dès les années 40 par des figures individuelles mais aussi en groupe comme le montre Trois hommes qui marchent. On peut les imaginer dans un espace urbain : une direction, un chemin différent, seul, un certain va et vient, croiser et ignorer l’autre, des silhouettes dans les immenses rues d’une capitale.

La clairière, Giacometti, 1950, bronze
La forêt, Giacometti, 1950, bronze
Dans ces sculptures, les figurines considérées comme « ratées » par l’artiste trouvent une nouvelle raison d’être en étant assemblées sur des plateaux, que Sartre définit comme des « petites sociétés magiques ».
Envoyés à Pierre Matisse (marchand d’art américain) pour une exposition à New York, il les accompagne de descriptions qui leur rendent tout leur sens « un pré un peu sauvage avec des arbres et des arbustes à la lisière de la forêt » « un coin de forêt, arbres aux tronc nus élancés ». On comprend ainsi que les silhouettes sont traités dans ces sculptures comme des éléments naturels, plus précisément des tronc d’arbres, avec des têtes comme des rochers, ou bien étant donné la taille, je dirais des cailloux.

Quatre femmes sur un socle, Giacometti 1950, bronze

Mais l’aventure, la grande aventure,

c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu

chaque jour dans le même visage.

Ça vaut tous les voyages autour du monde.

Alberto Giacometti, 1963

Diego (tête sur socle cubique), Giacometti, 1958, Plâtre
Diego (tête au col roulé), Giacometti, 1958, Plâtre

Masque de jeune fille
Portrait de mademoiselle Renée Rivière
Masque de femme
Tête de femme, tête de la baigneuse debout les bras aux épaules

Aristide Maillol, toutes en terre cuite


Madeleine Charnaux, statuette
Antoine Bourdelle
1917
Bronze

Femme de Venise III, Giacometti, 1956, Bronze

Lithographie, Giacometti, 1961

Photographie de l’atelier de Giacometti

En décembre 1926, Giacometti s’installe dans un atelier d’à peine 23m2 au 46 rue Hippolyte-Maindron, Quartier Montparnasse. C’est là que Giacometti produira l’essentiel de son oeuvre.

Détail de l’atelier d’Aristide Maillol (1861-1944)

Copie d’après Rodin: Homme qui marche, Giacometti, stylo bleu sur livre
Homme traversant une place, Giacometti, 1949, Bronze

Sans doute l’oeuvre la plus célèbre de Giacometti :
L’Homme qui marche, 1960, Bronze

Cette sculpture représente le mouvement, une figure sans identité, réduite à ses caractéristiques morphologique essentielles, l’humanité en marche dans sa dimension la plus universelle.

On remarquera que le mouvement est réservé à des figures d’hommes, en effet les sculptures femmes de Giacometti sont statiques, immobiles.

En bonus, quelques petites sculptures de différents artistes :

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